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Le premier texte sur les flammes jumelles

La première trace écrite sur les âmes jumelles remonte à Platon. Le Banquet est un texte qui parle du Grand Amour, de complétude.

Les écrits qui parlent d’âmes jumelles, de flammes jumelles – quel que soit le nom qu’on leur donne – sont nombreux. Le premier écrit connu qui traite de l’amour entre âmes jumelles serait Le Banquet de Platon.

Déjà, le texte fait la distinction entre amours et relations sexuelles. Pour le philosophe grec, d’un côté il y a «l’amour qui règne parmi les gens du commun. Ils aiment sans choix (…) plutôt le corps que l’âme, ils n’aspirent qu’à la jouissance (…)». De l’autre côté, Platon fait l’éloge de l’amour vertueux, fidèle. Il parle de l’amour qui unit les âmes jumelles. Selon Platon, l’amour ne réside pas seulement dans l’âme mais aussi dans la beauté. «(…) dans les corps de tous les animaux, dans les productions de la terre, en un mot, dans tous les êtres.» Le philosophe parle ici du Grand Amour dans sa forme la plus pure. Déjà, il évoque l’amour universel, l’amour vers lequel tendent les flammes jumelles. Son texte va encore plus loin…

Les flammes jumelles: deux parties du même Tout

Platon parle aussi des flammes jumelles divisées en deux partie distinctes. Le philosophe introduit l’idée de la source primordiale séparée en deux principes humains. Le féminin et le masculin. Voyez: « Jadis la nature humaine était bien différente de ce qu’elle est aujourd’hui. D’abord il y avait trois sortes d’hommes : les deux sexes qui subsistent encore (…), et un troisième composé de ces deux-là ; il a été détruit, la seule chose qui en reste c’est le nom. Cet (…) formait une espèce particulière et s’appelait androgyne, parce qu’il réunissait le sexe masculin et le sexe féminin (…). »

Les âmes jumelles : des êtres complets

Il poursuit sa description des flammes jumelles unifiées : « En second lieu, tous les hommes présentaient la forme ronde ; ils avaient le dos et les côtes rangés en cercle, quatre bras, quatre jambes, deux visages attachés à un cou orbiculaire, et parfaitement semblables ; (…) une seule tête qui réunissait ces deux visages opposés l’un à l’autre ; (…) La différence qui se trouve entre ces trois espèces d’hommes vient de la différence de leurs principes. (…) Le sexe masculin est produit par le soleil, le féminin par la terre ; et celui qui est composé des deux autres par la lune, qui participe de la terre et du soleil. »

Platon parle ensuite de la séparation des âmes jumelles en deux principes séparés. Il poursuit : « De là vient l’amour que nous avons naturellement les uns pour les autres : (…) il nous ramène à notre nature primitive, il fait tout pour réunir les deux moitiés et pour nous rétablir dans notre ancienne perfection. Chacun de nous n’est donc qu’une moitié d’homme qui a été séparée de son tout de la même manière qu’on coupe une sole en deux. Ces moitiés cherchent toujours leurs moitiés. (…) »

Plus loin le premier texte sur les flammes jumelles approfondit la notion d’amour. Il parle du « (…) désir d’être uni et confondu avec l’objet aimé de manière à ne plus former qu’un seul être avec lui. La cause en est que notre nature primitive était une, et que nous étions un tout complet. On donne le nom d’amour au désir et à la poursuite de cet ancien état.»